vendredi 31 mars 2017

La riposte de la DGED à l'offensive de Chris Coleman

Le 29 mars 2017, le hacker Chris Coleman a publié dénonçant la manipulation par la DGED du dénommé Mouvement pour l’Autonomie de la Kabylie (MAK) qui dirige Ferhat Mehenni dont les accointances avec le Makhzen et avec Israël sont plus que prouvées.


La DGED n’a pas tardé à riposter. Deux jours après la publication de cet article, l’agence de presse algérienne APS a été piraté par les commandes informatiques de sa majesté le roi Mohammed VI.


Les pirates ont laissé un message laissant croire que c’est le mouvement kabyle qui se trouve derrière cette opération.


Se demandant « qui ça  pourrait bien être alors?, le site  Algérie1 signale qu’il s’agit peut-être d’un autre « coup fourré des snipers informatiques du Makhzen qui ciblent régulièrement les institutions algériennes ».


« Et dans leur volonté de faire diversion et semer le trouble ils donne un contenu "kabyle" à leur coup sachant la sensibilité du sujet à la veille des législatives. Quoi qu'il en soit et au moment où nous mettons en ligne ce papier, aucune réaction n'est venue de l'APS”, conclue-t-il.

Nouveau document confidentiel du ministère marocain des finances

Il paraìt que Chris Coleman a décidé de faire usage de l'effet de surprise en vue créer un état de stupeur et de confusion chez ses adversaires du Makhzen.
En effet, il continue d'apporter des documents qui prouvent qu'il s'est bien approprié des secrets du ministère marocain des finances.
Dans le document d'aujourd'hui, il s'agit d'une note proposant de renforcer la stratégie du Maroc en vue d'investir les marchés africains.


TEXTE INTEGRAL DE LA NOTE


 

NOTE A/S DE L’EXPLORATION DE L’OPTION DE LA MISE EN PLACE D’UNE STRUCTURE D’APPUI A LA STRATEGIE AFRICAINE DU MAROC

 

Dans le cadre de la vision portée par sa MAJESTE LE ROI pour le développement de la coopération maroco-africaine, une réflexion préliminaire sur la question de mise en place d’une structure d’appui à cette coopération est présentée ci-après.

Il y a lieu de préciser tout d’abord que, préalablement au choix de la structure à mettre en place, il est fondamental de décliner clairement les objectifs et la stratégie de coopération à mener pour l’Afrique.

Outre ladite stratégie, le positionnement de la structure à mettre en place devrait tenir compte de plusieurs paramètres à savoir :

  • L’existence d’une offre multiple et diversifiée de coopération en Afrique, portée par les grandes puissances intervenant dans le continent (USA, chine, UE, institutions et agences multilatérales et bilatérales de coopération, etc.) ;

  • Les capacités financières et logistiques de notre pays à mener une stratégie qui soit durable, avec un fort impact et n’excluant aucun pays potentiel.

  • Les délais nécessaires à la mise en place, au développement de l’expertise, au déploiement et à la montée en charge de son activité d’où une approche progressive et une priorisation du champ d’intervention.


Globalement, la stratégie de coopération à mener pour l’Afrique peut viser soit i) une  coopération au niveau des grands projets d’infrastructures à travers la mise en place d’un fonds d’investissement stratégique, soit ii) une coopération plus étendue à travers la mise en place d’une Agence marocaine de financement du développement en Afrique.

Option 1 : Fonds d’investissement stratégique pour l’Afrique

L’objectif recherché à ce niveau est de contribuer à combler les gaps enregistrés dans les pays africains en matière de capacités de conception et de structuration de grands projets et catalyser les investissements nationaux et internationaux dans lesdits projets.

Cet objectif pourrait être porté par la mise en place d'un fonds d'investissement stratégique qui pourrait s’appuyer sur deux composantes :

  • Une composante principale de développement de projet (project devlopment)qui apporte un accompagnement en matière de conception, montage et structuration financière des projets ;

  • Une composante additionnelle de financement de projet (project finance) qui devrait contribuer partiellement au financement desdits projets (tiers de confiance) et à la mobilisation de financements auprès de nos partenaires et bailleurs de fonds internationaux privés et publics.


Ce Fonds pourrait prendre la forme d’une nouvelle structure publique dédiée ou s’adosser sur des structures existantes en élargissant leurs champs d’intervention.

A ce titre, la société Ithmar Al Mawarid (ex- FMDT) pourrait jouer ce rôle vu son statut de fonds d’investissement souverain et son expérience dans le partenariat avec les fonds souverains dans le cadre de Wissal.

Toutefois, Ithmar Al Mawarid doit, dans la mesure où il porte le risque d’investissement, développer une expertise dans ces nouveaux domaines d’intervention (énergie, transport, eau,..). La société devrait également recourir, selon la nature du projet, aux compétences des grands opérateurs marocains (MASEN, ADM, ONEE,…) moyennant l’établissement de conventions de partenariat avec les opérateurs susvisés.

Option 2 : Agence marocaine de financement du  développement en Afrique

A l’image des agences publiques de coopération de type AFD et KFW, cette Agence aurait le statut d’institution financière de développement dont la mission principale est le financement de projets identifiés dans le cadre des programmes de coopération maroco-africaine. Cette agence devra développer des instruments financiers dédiés (dettes, capital, garantie, etc.) associés à une offre d'assistance technique liée aux opérations de financement.

La création de cette agence nécessitera une loi spécifique avec en perspective la  conclusion de conventions d'établissement avec les pays ciblés.

La mise en place de cette agence exige des ressources conséquentes qui peuvent être atténuées au démarrage moyennant :

  • L'action de l'agence peut être orientée au début exclusivement vers le financement de la très petite, petite et moyenne entreprise (TPME), de la petite l’agriculture et des activités de micro-crédit, notamment à travers la mise en place de lignes de financement, de fonds de garantie et de fonds de capital d’investissement. Ultérieurement, un déploiement progressif des activités de l’agence pourrait être envisagé avec une priorité aux secteurs où le Maroc a développé une expertise avérée et ayant un fort impact sur l'emploi ;

  • Une organisation centralisée au départ au niveau du siège au Maroc. Le déploiement de représentations régionales ne devrait intervenir qu’une fois que la taille du portefeuille le justifie ;

  • Des instruments de financement conçus par l'agence et co-financés avec d'autres partenaires locaux et internationaux ;


Dans tous les cas, les besoins en ressources nécessaires pour la mise en place d'une telle agence demeurent importants. A ce stade, aucune évaluation desdits besoins n’est établie.  Une alternative est de fixer une taille cible sur un horizon de 3 à 5 ans et de structurer le modèle en conséquence.

En définitive, le choix de la forme et du modèle d’intervention du Maroc en Afrique devrait être décliné sur la base d’orientations stratégiques, de l’expérience de coopération actuelle avec l’Afrique, des pratiques internationales, des capacités nationales et de la valeur ajoutée pouvant être apportée par le Maroc dans les pays/domaines visés. Le recours à une expertise externe devrait être envisagé pour appuyer les autorités  publiques dans la mise en œuvre de ce projet.

 

Source : Calameo

 

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Faux démantèlements et instrumentalisation de la lutte anti-drogue

Voici un intéressant document rédigé par Karim Bouzida qui prouve l'instrumentalisation des communiqués sur des faux démantèlements de réseaux de drogue et de terrorisme.
Bouzida se plaint du manque d'écho à l'échelle internationale de cette fausse opération et suggère de faire recours aux réseaux médiatique de la DGED qu'il cite nommément.
Le document prouve aussi combien le Makhzen a du mal à cacher une réalité que le Maroc tente de cacher avec un tamis : les vastes terrains de cultive du cannabis qui font du royaume le premier producteur et exportateur de cette drogue.


L'opération médiatique vise, entre autres, acheter les faveurs de la Lybie, pays où l'Algérie jour un rôle médiateur important.


TEXTE INTEGRAL DE LA NOTE


Note a.s  médiatisation du démantèlement réseau de trafic de drogue ( a composante Lybienne  )

Les services de sécurité Marocains ont annoncé le démantèlement d’un important réseau de trafic de drogue animé par des Lybiens, cette annonce s’est accompagnée d’un importantes retombées a l’échelle nationale (journaux télévisés, presse écrite et électronique )

Toutefois nous relevons qu’il n’y a eu aucune visibilité de ce succès sur les médias internationaux.

Aussi, cette opération de très grande envergure gagnerait a être valorisée et relayée dans un cadre médiatique puissant et adéquat, axé sur des cibles a l’international.

CONTRAINTES A ANTICIPER :

Nous recommandons, dans le cadre du traitement international, d’anticiper les contraintes suivantes :

Ketama : lieu de production et de conditionnement principal tel qu’en atteste l’enquête .

Ce constat doit être médiatiquement traité avec attention pour ne pas en faire un retour négatif ( du style « tolérance des autorités face a une réalité terrain connue de tous » )

En contrepartie nous suggérons de mettre en avant les avancées réalisées en terme d’éradication de surfaces plantées telles qu’en témoigne le dernier rapport de l’Onudi , et le satisfecit américain récemment délivré au Maroc pour avoir réduit les surfaces cultivées de cannabis de 65%

Le transfert de drogue vers l’Algérie : c’est une thématique chère a la machine de propagande Algérienne qui affirme régulièrement, par presse algérienne interposée que le Maroc inonde les villes algériennes de drogue et affecte la jeunesse ( ils vont jusqu'à en faire un motif de maintien du statu quo en ce qui concerne les frontières terrestres )

Il s’agira ici de relever que dans le cas de cette affaire l’Algérie n’a servi que  de lieu de transit, notamment vers l’Egypte

Tindouf : A noter la publication la veille de la révélation de ce démantèlement,  d'une enquête du quotidien égyptien Al Wafd (du parti éponyme) présentant les camps de Tindouf comme principale provenance de la drogue "qui inonde le Moyen-Orient"

Nous recommandons a ce propos d’éviter tout rapprochement avec cette thématique, qui reviendrait a la lacer comme entrant dans la stratégie de défense de l’intégrité territoriale

Relations Maroc Lybie : ce démantèlement est quasi concomitant avec les révélations sur présence d’armes a l’ambassade Lybienne et tentative de complot du régime Kaddafi telle qu’affirmée par Le Ministre Marocain de l’intérieur ( cf itw de M. Laenser  a akhbar al yaoum vendredi le 15 mars )  et l’arrestation de Senoussi.

Autant d’éléments qui plaident pour la mise en évidence d’une collaboration sécuritaire entre le Royaume et le CNT Lybien , notamment le cas échéant sur le trafic de drogue ( voire avec les services de sécurité  Maliens et Nigériens )

Risque d’amalgame avec l’affaire du narco trafiquant Ould Hiboul de Témara, a gérer médiatiquement

ACTIONS MEDIATIQUES RECOMMANDEES

Tout en respectant le rythme judiciaire de cette affaire nous recommandons de :

  • Transmettre d’urgence aux relais a l’international les éléments disponibles sur ce démantèlement


 

  • Produire un documentaire grand format tv de Medi 1 Sat . cette station offre une couverture internationale, notamment sur la région Maghreb et maitrise ce type de format (cf documentaire spécial sur actions de la gendarmerie Royale) et permet une maitrise du contenu éditorial. Lequel documentaire pourrait ensuite être repris sur le web et offert a des diffuseurs TV Africains .


 

  • Encourager une chaine transnationale type France 24 ou Al Arabiya , moyennant accès a un contenu exclusif et a des témoins privilégiés a s’intéresser a ce démantèlement ( tout en tenant compte des contraintes évoquées en introduction afin d’éviter toute biais tel l’émission de la chaine française M 6 )


 

  • Provoquer l’intérêt de médias Américains, sensibles a la question de la sécurité dans la zone sahélienne et aux nouvelles routes de la drogue ( pistes : Souad Mkhennet , Fox news ou autre support du réseau  Charai )


 

  • Provoquer intérêt relais Espagnols spécifiques (du type Pedro Canales ou De Vega ) intéressés particulièrement par la thématique Sahel en raison de l’enlèvement de ressortissants Espagnols


 

  • Le grand reporter du Figaro Georges Malbrunot serait susceptible d’être intéressé compte tenu de son intérêt pour les éléments géo stratégiques et la sous région Sahel


 

  • Jeune Afrique pour les ramifications panafricaines de ce réseau démantelé


LEVIERS DE CONTENU :

Thématique de fonds sécurité dans le Sahel

Blanchiment de grand format ( plus de 30 milliards de dollars recyclés par cette bande criminelle ! ) et ses liens avec les marchés financiers                 ( cambiste Marocain interpellé …)

Liens entre trafic de drogue et séparatisme Touareg ( notamment a travers rôle joué par le surnommé Hama Hamani dit Djanet )

Filature intelligente par les services Marocains depuis 2011 et le respect de l’Etat de droit

L’envergure du trafic démantelé : 50 expéditions portant sur 90 tonnes, 15 millions de dhs saisis, ramifications dans plusieurs pays                   ( maroc , algerie , lybie, niger, mali, egypte, émirats…)

Ce démantèlement n’est pas un acte isolé, il  s’inscrit dans la lignée  de l’action profonde et continue du Royaume contre le crime international ( revenir sur le démantèlement important d’octobre 2010 dirigé par des Espagnols s’activant entre le Maroc et le Mami)

Le timing : la révélation médiatique de ce démantèlement est intervenue plusieurs jours avant l’annonce de l’arrestation de Senoussi en provenance du Maroc, ce qui laisse ouverte toute possibilité de lecture croisée

QUELQUES RELAIS POTENTIELS :

Pr Boukantar, Pr Benhammou ,Jawad Kerdoudi de l’Imri, Gabriel Banon, Hassan Alaoui directeur de L'Unité de traitement du renseignement financier (UTRF) , Pr Aymeric chauprade ( ou équivalent ), Wali Khalid Zerouali , des responsables de la Bnpj…

 

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Sahara Occidental: Projet de création d'un groupe fantoche en Australie pour contrecarrer le Front Polisario

Le Maroc a envisagé de mettre en place un groupe fantoche en Australie afin de faire barrage au Front Polisario dont les exploits diplomatiques n'ont pas cessé d'inquiété le Makhzen.


Pour ce faire, il a fait appel à un certain Hoorn, connu pour avoir offert ses services au Maroc moyennant argent en participant en tant que pétitionnaire aux travaux de la 4ème Commission de la 68ème session de l'Assemblée Générale des Nations Unis en octobre 2013.


Cet individu, avide d'argent, a vite accepté la proposition de ses maîtres marocains compte tenu des oppotunités financières offertes, et s'est plié à leurs exigences, à savoir gêner les activités des représentants du Front Polisario à Canberra.


La mission de Hoorn consistait à mettre en place un Groupe de personnes financé par l'Ambassade du Maroc à Canberra afin de:


- constituer un relais de propagande dans le seul but de neutraliser l'activisme croissant du Front Polisario;
- organiser des conférences, séminaires et colloques afin de défendre les thèses du Maroc sur le Sahara Occidental;
- créer un réseau relationnel pour contrecarrer l'Algérie et le Polisario à l'occasion des manifestations en faveur des l'autodétermoination du peuple sahroui.


Enfin, Hoorn s'est également dite prête pour superviser la rédaction d'un livre sur le Maroc et le Sahara Occidental répondant aux aspirations du Makhzen.



Source : Calameo

Le Maroc corrompe des ONG africaines pour s'attaquer à l'Algérie et au Polisario

Au même titre que les fonctionnaires de l'ONU, le Maroc a également corrompu des ONG africaines des droits de l'Homme, au nombre de six (06), dans le seul but de les utiliser comme arme de propagande contre l'Algérie et le Polisario.


Parmi ces ONG africaines on peut citer:


- L'Action Internationale pour la Paix et le développement dans la Région des Grands Lacs (AIPD-GL);
- Le Comité International pour le Respet et l'Application de la Charte Africaine des Droits de l'Homme et des Peuples (CIRAC)
- L'Organisation pour la Communication en Afrique et de Promotion de la Coopération Economique Internationale (OCAPROCE International).
Ces ONG africaines sont le plus souvent utilisées par le Maroc à l'occasion des sessions annuelles du Conseil des Droits de l'Homme et du Haut Commissaire pour les Réfugiés, pour organiser des événements parallèles et intervenir devant le Conseil, ou pour envoyer des lettres au Secrétaire Général des Nations Unies et responsables onusiens, en charge des questions de droits de l'homme et ce, afin de donner dénigrer l'Algérie et le Front Polisario.


La stratégie marocaine obéït à un plan d'action globale concocté et financé par le Ministére des affaires Etrangéres et de la Coopération et distribué notamment à ses Missions permanentes de Genève et New York, pour exécution.


Ceci est confirmé par les notes de la Mission permanente du Maroc à Genève, dirigé à l'époque par Omar Hilale dont il ressort que le Conseiller diplomatique de cette mission, en charge des relations avec ces ONG africaine, tenait réguliérement des réunions de préparation avec les responsables desdites ONG, au cours desquelles il les instruisait sur les actions à mener contre l'Algérie et le Polisario. Au terme de leur mission, il les a gratifié en leur remettant des sommes d'argent.


Toutefois, la Mission permanente du Maroc, en raison de la crise financiére que traverse le Maroc, avait du mal à honorer ses obligations financières envers ces ONG aficaines, raison pour laquelle la majorité de ces ONG africaines ont refusé de poursuivre leur collaboration avec le Maroc.



Source : Calameo


Le Makhzen censure une loi qu'il a ratifiée

L’Etat marocain a omis de publier dans le Bulletin Officiel le texte intégral de la ratification de l’acte de constitution de l’Union Africaine.


En effet, le lien de téléchargement de la loi 1.17 dont l’objet est la ratification de l’Acte Constitutif de l’Union Africaine pointe vers un document censuré. Il ne comporte pas le texte de l’Acte en question. La raison de cette censure pourrait être la présence du nom du « président de la République Arabe Sahraouie Démocratique » dans la liste des signataires de cette acte.


Par contre, sur le site de la Chambre des Représentants, le lien de cette loi conduit vers un document qui n’est pas censuré.


Comme devenu habituel, les sbires de Mohammed VI font dans la tricherie. Pour annoncer, ils ont scindé le bulletin officiel en deux  numéros : 6536 et 6536 bis pour dissimiler la loi concernant l’approbation de l’acte constitutif de l’UA parce qu’elle est incomplète. La partie ayant le texte de l’acte a été censurée. Le BO numéro 6536bis est composé d'une seule page.





Liens :


1 - Texte de l'Acte Constitutif de l'UA


2- Sommaire BO 6536 bis

jeudi 30 mars 2017

Maroc : le dernier tango d'Abdelilah Benkirane


par Mohamed Mellouki



 Le Matin, 29/04/2012

Il n’y a pas si longtemps, M. Benkirane affirmait devant une délégation d’hommes d’affaires étrangers que la démocratie au Maroc était irréversible et la stabilité politico-sociale assurée.






Auparavant, il avait soutenu que le changement constitutionnel opéré l’année dernière n’était dû ni au "Printemps arabe" ni au Mouvement du 20-Février, mais à la clairvoyance royale et à la confiance populaire en le PJD. Depuis les législatives, il n’a pas manqué de chercher, à chaque occasion, et hors occasion, à s’adosser au Palais, s’érigeant en défenseur de celui-ci, et menaçant de ses foudres ceux qui n’auraient pas encore compris que la Monarchie et la Commanderie des croyants n’étaient pas négociables politiquement. Comme il s’est empressé d’intégrer dans son Cabinet des ennemis de la veille, de calquer son programme gouvernemental sur des politiques précédentes qu’il brocardait, de réajuster positivement son jugement sur le bilan du gouvernement précédent, et d’annoncer, en guise de cerise sur le gâteau, qu’il n’entrait pas dans ses intentions de pratiquer "la chasse aux sorcières", envoyant, du coup, paître tous ceux qui ont voté pour le PJD et lui avaient ouvert, à lui M. Benkirane, la voie du gouvernement.

Le pouvoir l’a vite habité ; et de notre côté nous avons, vite aussi, vu sous quel parasol il se blottissait et compris qu’il n’avait, dès lors, plus besoin des quidams que nous sommes. Et voici que subitement et à la surprise générale, il menace de donner des coups de canifs à ce parasol et nous demande, insidieusement, de l’aider dans la besogne. Le 22 avril dernier, à l’occasion d’une journée d’études de son parti, il change, en effet, de ton et tient quelques propos plus significatifs par leur confusion que par leur clarté. Des propos dont suinte un relent de déception qu’il veut, à travers nous, faire parvenir à bien au-dessus de nous, résultant probablement d’une insuffisance de soutien en sa faveur de la part du Palais, qui ne s’élèverait pas, dans son esprit, à la hauteur de la réciprocité qu’il juge en droit d’attendre pour son attachement à la cause royale. Et si, par hasard, le Palais ne l’avait pas compris, il lui rappelle, simplement, que "les rois" (notez la nuance), a-t-il dit, ne sont pas toujours entourés de fidèles et que parfois ces derniers sont les premiers à leur fausser compagnie. Contre ces gens, et pour mieux gager son attachement à la Monarchie, il passe par nous, simples pions dans son jeu gouvernemental, qu’il veut enfourcher comme un cheval de Troie, et nous exhorte à nous mobiliser derrière cette Institution qui, précise-t-il, ne doit pas compter sur le PJD seulement, et a, maintenant plus que de tout temps, besoin de tous les citoyens pour mener à bien la Réforme ; oubliant que c’est cette dernière qui l’a conduit là où il est. Il nous demande, aussi, de faire preuve de sacrifice nécessaire ; omettant, cependant, de nous en préciser la nature et l’étendue.
Dans la foulée, il incite, également, ses troupes à la vigilance, n’écartant pas l’éventualité d’une confrontation, en raison d’un "futur" qui pourrait véhiculer des difficultés, dont il ne précise pas non plus le genre ; mais dont il attribue l’origine à l’entourage royal et ses milieux d’influence. Conseillant d’user désormais d’un langage de confrontation (sans préciser avec qui), il brandit, comme un épouvantail, le risque d’un retour en arrière de la conjoncture qui risquerait de nous replacer dans l’atmosphère du Printemps arabe et Mouvement du 20-Février ; oubliant, là aussi, qu’il s’était officiellement démarqué de ces deux évènements et qu’il avait même voué aux gémonies Al Adl Wal Ihsane, en lui enjoignant de ne pas jouer avec le feu, avant que cette mouvance ne se retire du M 20.

M. Hami Eddine, membre du secrétariat général du PJD relayant son chef, se fend à son tour d’une déclaration, au cours d’une interview, dont on apprend que c’est grâce au rôle "historique" joué par son parti que le Maroc a pu parvenir, sereinement et dans la stabilité, à cette fameuse ‘Réforme’ qui a épargné au pays les scénarios qui se sont déroulés dans les autres pays arabes. De fait, il somme le Palais de prendre ses responsabilités. En filigrane, ces propos signifient que le discours royal du 9 mars compte pour du beurre ; et que c’est le PJD qui a contenu la colère populaire et sauvé le pays et le système d’une situation qui eût pu être désastreuse. Une telle prétention ressemble étrangement à celle avancée par certains éléments de l’USFP, relative à la succession au Trône, et qui a probablement contribué au départ de M. Youssoufi du gouvernement. Ce méli-mélo de propos des deux dirigeants du PJD, suscité par l’opposition de trois directeurs de l’audio-visuel au projet de réforme de la chaîne 2M, piloté par le PJDiste ministre de l’Information, M. Khalfi, n’a pas, en soi, plus d’importance qu’une tempête dans un verre d’eau. Mais il semble que l’ombre de M. El Himma s’est profilée derrière ce bras de fer. Et que l’homme continue à donner des sueurs froides à M. Benkirane, en dépit du coup de vernis dont il avait gratifié à sa nomination comme conseiller royal.

Le même jour, au soir, le roi reçoit MM. Benkirane, Baha et Khalfi. Selon l’information répandue, pour leur faire part de ses observations, semble-t-il mineures, et les assurer, aussi, de son soutien. Selon d’autres sources, il leur aurait, plutôt, tiré les oreilles pour le tapage soulevé. En tout état de cause, M. Benkirane sorti paniqué ou dopé de l’audience, fait, dès le lendemain, volte-face, adresse à l’agence Reuters une mise au point où il déclare que ses propos avaient été dénaturés, souscrit, illico, à la révision du cahier de charges et injecte 260 millions de Dh dans le capital de la chaîne 2M pour la sauver de la faillite. Une déculottée qu’il a, sans état d’âme, vite fait de cadrer dans une sorte de fatwa (laïque). "Ce n’est pas du Coran", se contente-t-il de répliquer à ses détracteurs. Je ne sais pour quelle raison, M. Benkirane me renvoie sans cesse l’image d’un néophyte que le hasard a amené sur une piste de danse, et dans une posture de Tango entreprend une série de circonvolutions désordonnées, dans tous les sens, les bras tendus et les yeux fermés, et lorsqu’il s’arrête, s’aperçoit qu’il danse sans cavalière et que l’assistance le regarde médusée ; sourit et, mine de rien, reprend sa prestation, heureux qu’il ait, par son seul culot, mis tous les autres sur la touche.

Mohamed Mellouki



L'idée du PJD de créer une chaîne parlementaire ne plaît pas au Makhzen

[caption id="attachment_1065" align="aligncenter" width="859"] Un compte sur Dailymotion appelé Chaîne Parlementaire Marocaine[/caption]

AVANT PROJET DE NOTE


 Le projet de Chaîne parlementaire


 

  • Cadrage


 


2          Etat de lieux


2.1      L’idée


2.2      Le projet


 


3          Benchmark


 


4          Portée politique


 




  • Recommandations générales



1          Cadrage


 


Depuis quelques années, la question de la création d’une chaîne parlementaire est posée par différents acteurs politiques, médiatiques et associatifs. Elle est soulevée dans un double cadre :




  • La nécessité d’accompagner l’évolution démocratique et la mise en application de la nouvelle constitution

  • La nécessité de mise à niveau du secteur audiovisuel pour qu’il devienne un espace de débat public et pour rapprocher les citoyens des débats politiques.

  • La nécessité de mise à niveau de l’institution parlementaire en l’ouvrant à son environnement et en développant son interaction avec l’opinion publique


2          Etat des lieux


 


2.1      L’idée


 


Le débat sur la création d’une chaîne parlementaire a pris forme durant la huitième législature (2007-2011).


Cette idée a été portée par plusieurs personnalités et groupes parlementaires notamment le PJD qui y voyait une tribune politique pour atteindre l’opinion publique.


Les deux chambres du parlement se sont appropriées cet objectif notamment à l’occasion de la discussion des budgets du parlement et celui du ministère de la communication.


De ce fait, la Chambre des Conseillers a organisé une conférence en avril 2009 sur les perspectives de création de cette chaîne, ce qui a permis de médiatiser, de conférer à cette question une certaine visibilité au niveau de l’espace médiatique.


Ainsi, sur le plan politique, cette question ne soulevait pas une polémique. Cependant, les questions liées à la viabilité technique et financière  de ce projet ont amené à un report constant.


2.2      Le projet


 Les changements politiques survenus au Maroc durant l’année 2011 ont permis de redonner à cette question une certaine actualité.


Ainsi, Dans sa déclaration générale, le gouvernement présidé par Abdelilah Benkirane s’est engagé à procéder au lancement de la Chaîne parlementaire.


Le gouvernement s’est ainsi approprié ce projet. Deux ministres se sont prononcés à ce propos : Mustapha Khalfi, ministre de la communication et Habib Choubani ministre délégué chargé des relations avec le Parlement.


Plus concrètement, le ministre de la communication, lors de son intervention devant la commission de la culture et de la communication de la Chambre des Représentants à l’occasion de la discussion du budget de son département, a notamment annoncé la création de la Chaîne Parlementaire vers le mois de septembre 2012.


Sans exposer beaucoup de détails, Le ministre a précisé que la Chaîne sera gérée par le Parlement et placée sous sa responsabilité. Le rôle de l’Etat à travers la SNRT va se limiter à l’assistance technique. Géré par le parlement, la Chaîne parlementaire ne serait pas soumise aux dispositions des textes juridiques régissant le secteur de l’audiovisuel mais par une loi spéciale.


A ce titre, le budget d’investissement accordé à la Chambre des Représentants qui a été de l’ordre de 0 Dh en 2011 atteint dans le projet de loi de finances 65 millions de Dirhams, dont une grande partie est consacré au financement de ce projet.



Du point de vue juridique, à l’heure actuelle, il n y a aucun texte qui permet d’encadrer ce projet. D’ailleurs, le président de la Chambre des Représentants a affirmé lors d’une conférence de presse début février 2012 qu’il n y a rien de concret par rapport à ce projet










كريم غلاب : وفيما يتعلق بمشروع القناة البرلمانية أشار إلى انه وجد مشروعا في رفوف البرلمان ، ولكنه ضعيف جدا  وهو مشروع مشكل من 15 صفحة لا يعطي إلا نظرة إجمالية ولا يوضح فيه جانب التمويل و الاستغلال و العلاقة مع الإذاعة والتلفزة بينما قيل له فيما قبل  أن المشروع جاهز وقد أكد السيد غلاب أن البرلمان  سيشتغل عليه


3          Benchmark


 Il existe plusieurs expériences de chaînes parlementaires de par le monde.


L’expérience pionnière a été celle de BBC Parliament. Cependant c’est l’expérience française des chaines LCP et Public Sénat qui est évoquée au Maroc.









Ainsi, Le 26-12-2012, l’ancien ministre de la communication Khalid Naciri avait demandé Richard Michel ancien président de la Chaine parlementaire française. Cette initiative est restée sans suite connue. 


La LCP française a un conseil d’administration composé par des personnes désignées par les bureaux des deux chambres. Le Budget annuel est estimé à 20 millions d’euros


En France, LCP n’est pas soumise au contrôle du CSA mais au contrôle juridique et budgétaire des deux chambres du parlement et financier de la Cour des comptes.


A rappeler que La création d’une chaîne parlementaire en France a suivi un long processus qui a commencé par un canal interne (ce qui est le cas actuellement eu Maroc)


En ce qui concerne le voisinage du Maroc, à signaler que l’Etat algérien a prévu de lancer en septembre 2012 une chaîne parlementaire afin d’accompagner ce que l’Etat qualifie de réformes politiques.


4          Portée politique


 La concrétisation de ce projet pourrait être porteuse de plusieurs risques à l’égard desquels, il est recommandé de rester vigilant :




  • Vu la configuration de la Chambre des Représentants caractérisée par :



  1. une supériorité numérique du PJD sur le reste des groupes (107 sièges)

  2. la discipline observée chez le groupe PJD par rapport aux autres groupes (104 députés ont participé au vote de la loi de finances, c’est-à-dire plus de 50% de l’ensemble des votants des 8 groupes.)

  3. le niveau polémique des députés du PJD est globalement supérieur à celui des autres groupes.

  4. L’usage populiste qui pourrait être fait de travaux de commissions voire de commissions d’enquête ou autres sujets

  5. La présente polémique quant aux cahiers de charges doit servir de benchmark et d’alerte


Cette situation pourrait produire une hégémonie du discours du PJd au niveau de la chaîne qui se transformera par la force des choses à un canal médiatique du PJD et accessoirement du gouvernement.




  • Vu le contexte médiatico-politique caractérisée par une certaine opposition de la société civile face à la volonté du PJD de contrôler idéologiquement le secteur de l’audiovisuel officiel :

  • Un risque de contournement de cette opposition et la vigilance des différents acteurs par rapport aux médias officiels.

  • Un risque lié à la création d’un média public parallèle permettant de déroger aux règles et la ligne politique suivies par le pôle Public notamment en ce qui concerne les Hautes Orientations de l’Etat


D’un autre côté, le projet de création de la Chaîne parlementaire met en avant la nécessité de l’indépendance financière et politique de l’institution législative par rapport au gouvernement. En effet, la dépendance financière par rapport au gouvernement pourrait conduire parallèlement à une dépendance de la chaîne à l’égard du gouvernement.










يسعى مجلس النواب إلى الاستقلالية المالية عن الحكومة من أجل تطبيق مبدأ فصل السلط خلال السنة المقبلة، وفق ما أكده كريم غلاب في ندوة صحافيةحيث أبرز أن الوضع سيبقى كما هو عليه خلال سنة 2012، غير أنه لا يمكن أن يستمر المجلس في تبعيته للحكومة من حيث التمويل. وقال غلاب إن «هناك خللا في فصل السلط. فلا يمكن لمجلس النواب أن يطلب إذنا من الحكومة في الوسائل المالية، التي من المفترض أن يراقبها

5          Recommandations générales


 De manière générale, ce projet requiert un suivi particulier dans un objectif de recadrage de ses objectifs et son évolution :


Ainsi, les instances dirigeantes du Parlements (notamment les deux Présidents des  Chambres du parlement) pourraient s’approprier ce projet et ne pas le laisser entre les mains du gouvernement ( tandem Khalfi /Choubani) ; d’autant plus que la Chaîne Parlementaire devra être gérée et financée par l’institution parlementaire et non par le gouvernement.


La philosophie qui préside à l’élaboration et la réalisation de ce projet devrait s’inspirer et être encadré par les grandes Orientations de l’Etat. Il s’agit notamment des Discours Royaux qui ont à plusieurs occasions insisté sur la nécessité d’une mise à niveau de l’action parlementaire.


 

Le cyberactiviste Chris Coleman s’attaque au Ministère marocain des Finances

La presse du Makhzen et celle qui a acheté la paix du Makhzen en déclarant la guerre aux sahraouis ont voulu minimiser l’impact de la nouvelle apparition du cyber-activiste Chris Coleman en criant à qui veut l’entendre qu’il n’apporte rien de nouveau.


Mais la réalité est là. Il est revenu et il frappe fort. Après avoir fait des ravages au bâtiment de la diplomatie marocaine, le voilà en train de s’attaquer au ministère de l’économie.


Le Makhzen tremble. Il faut pas s’attendre à ce qu’il avoue sa défaite. Il s’est habitué á vendre au peuple marocain des fausses victoire… et des faux chiffres.


Avec la mythomanie comme arme de destruction massive des esprits citoyens, les services de propagande de Mohammed VI, la DGED à leur tête, tissent des statistiques des plus belles, la France fait semblant de les croire et elle fait écho des faux progrès du Maroc et ainsi tout va bien.


Mais Chris Coleman est là pour leur rappeler qu’ils sont des menteurs, que le Maroc survit à coups de perfusions du Fonds Monétaire International qui a imposé des mesures d’austérité dont les conséquences ne seront pas payés par le palais ni par ses nervis, Fouad Ali El Himma, El Majidi, Yassine Mansouri ou par les semblants de partis politiques, mais par la couche la plus déshéritée du Maroc, la population la plus simple, le pauvre citoyen marocain.


Parmi les faux semblants qui nourrissent l’espoir au Maroc et jouent le rôle de carburant pour faire rouler la machine coulée du Makhzen, les statistiques concernant le tourisme.


Dans le pays de Mohammed VI, où « tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil », les responsables marocains, à force de mentir, ils sont fini par croire leurs propres mensonges. C’est le cas du ministre du Directeur Général de l’Office National Marocain du Tourisme (ONMT), Abderrafie Zouitene, dont les bilans sont édulcorés dans l’espoir d’encourager les européens à dépenser leur argent au Maroc.


Le faux bilan qu’il a dressé de l'année touristique 2016, est démenti par les preuves apportées par Chris Coleman, l’homme qui rend blanches les nuits des nervis de Mohammed VI.


Ces documents consistent en un Mail du Ministre des finances Mohamed Boussaid et un mémo, de 10 pages, intitulé "Analyse du secteur du Tourisme", et dont l'authenticité n'est pas à mettre en doute vu que chriscoleman nous a toujours gratifié en présentant uniquement des documents authentique.


Il est certain que ces documents feront l'effet d'une véritable douche froide sur les experts et professionnels du tourisme au Maroc, et surtout sur les investisseurs étrangers car ils apportent la preuve que le bilan très positif dressé par le Directeur Général de l’Office National Marocain du Tourisme ne correspond pas vraiment à la réalité, à savoir un secteur sinistré, en proie à des difficultés financières aigues.


A en croire ces documents, le secteur du tourisme, principal ressource du Maroc traverse depuis 2010 une « crise profonde et durable » en raison d'un contexte international défavorable, marqué surtout par la montée de la menace terroriste.


Le bilan, basé sur des chiffres réels, et non ceux avancés par DG de l'ONMT,  montre que le Maroc est encore très loin des objectifs qu'il s'est fixés par la vision 2020.


Trois causes principales sont responsable de ce désastre, à savoir:


- Déconnexion totale entre une capacité hôtelière en forte croissance et une demande qui stagne.


- Mauvaise gouvernance du secteur depuis 2010 et l'absence de coordination avec les professionnels du secteur;


- Perte de notoriété et d’attractivité de la marque « Maroc », au niveau des grands marchés émetteurs notamment la France.


Que retient-on de ces documents? l'art du mensonge est devenu un moyen de Gouvernance au Maroc où la situation n'est pas aussi reluisante comme le prétendent ceux qui détiennent le pouvoir.



Source : Calameo

mercredi 29 mars 2017

Même le Sénégal ne reconnaît pas le souveraineté du Maroc sur le Sahara Occidental

Il est vrai que le Sénégal est le premier allié du Maroc en Afrique. Que le Sénégal conspirait contre la RASD dans les coulisses de l'Union Africaine et de l'ONU. Que le Maroc a soutenu Dakar dans ses conflits avec la Mauritanie.
En dépit de cela, dans le sousconscient de chaque président et de chaque ministre des gouvernements sénégalais, se cache une vérité qu'ils sont incapables de déloger : que le Sahara Occidental ne fait partie du Maroc.
Karim Bouzida, qui envoie des mails à la DGED sous le titre de "note d'alerte" pour rapporter tout ce qui est publié damns la presse sur les questions névralgiques aux yeux des marocains, prévient dans cette "note d'alerte" qu'une ministre sénégalaise a séparé, dans son discours, le Sahara Occidental du Maroc.
Voici le texte de la note :
13 nov 09


Note d’alerte
Compte-rendu de la réunion du conseil des ministres sénégalais


Le conseil des ministres sénégalais s’est réuni le 12 novembre sous la présidence de Mr Abdullay Wade. Dans le compte-rendu publié sur le site officiel du gouvernement, on peut lire le paragraphe suivant :
« Madame le Ministre de l’Agriculture a informé le Conseil qu’une sévère résurgence du criquet pèlerin s’est développée dans l’ouest de la Mauritanie, à partir d’une reproduction qui a eu lieu durant l’été. Elle a rassuré le Conseil en affirmant que pour le moment, il n y a pas de menaces pour les pays limitrophes, sauf pour le sud du Maroc et le Sahara occidental où des ailés, venant des zones infestées pourraient disparaître. »


Observation et alerte


On peut relever l’utilisation, dans un cadre officiel sénégalais, de l’appellation « Sahara occidental ».
A travers l’utilisation de l’expression « le sud du Maroc et le Sahara occidental », le gouvernement sénégalais donne au « Sahara occidental » les caractéristiques d’un pays souverain en le mettant à un même niveau que le Maroc.

Gueguerre entre le Makhzen et le PJD sur fond de la cause palestinienne

Le Maroc a abrité en 2009 le Forum de l'Avenir, une entité fondée dans le but d'imposer, d'une manière souple, la normalisation avec l'Etat d'Israel.
Le PJD, conscient de cela, n'a pas caché son mécontentement envers ce forum créé par la France et les monarchies arabes. Il critique même l'inertie du roi Mohammed VI en tant que président du Comité Al-Qods face à la "judéïsation" de cette ville sainte.
Karim Bouzida alerte son supérieus de la DGED, Mourad El Rhoul, sur le danger de voir la politique de normalisation du Maroc avec Israel critiquée par le PJD, à l'opposition à l'époque.
Voici le contenu d'un document qu'il a envoyé par mail :


 

3 nov 09

Note d’alerte

Communiqué PJD/Forum de l’avenir

 ANALYSE

 

  • La stratégie d’évitement


En effet le secrétariat général évite de critiquer frontalement l’accueil par le Maroc du  forum de l’avenir, et de facto ce qui est désigné par « politique de normalisation », ainsi et pour semble t il éviter de se retrouver de front avec l’Etat, particulièrement suite au communiqué tranchant de la primature qui avait dénoncé la position du parti en ce qui concerne le fonds d’appui a El Qods.

Aussi et dans le cadre de l’habituel distribution des rôles c’est au groupe parlementaire Pjd que ce rôle a été dévolu, s’appuyant nous semble t il sur principe de l’immunité et se prévalant de la position de représentants de la Nation.

 

  • La volonté de banalisation


La position contre le forum de l’avenir est dilué dans une somme de positions « banales« (conseil de la concurrence, non participation au hajj…) qui auraient été discutées par le groupe, évitant d’y consacrer une déclaration spécifique.

 

  • L’argumentaire


La position contre le forum de l’avenir est construite a partir de « "...الانتهاكات الصهيونية الممنهجة لحرمة المسجد الأقصى وتهديد سلامته وكدا مساعي الكيان الصهوني الحثيثة لتهويد مدينة القدس عبر اعتماد سياسات إرهابية وعنصرية، ضد المقدسيين ترمي إلى تفريغها من ساكنتها المرابطة..."

Faisant ainsi de la question d’Al Qods et de la logique de “normalisation” l’épicentre supposée des travaux du forum.

 

  • La « sacralisation » de la position du PJD


La dernière formule employée en signature du communiqué est un louange "والله الموفق  

والهادي إلى سواء السبيل"

Louange  qui semble faire référence a l’extrait suivant du saint Coran :

سورة الأحزاب الآية 4                                 

 

Or la formule « الهداية للسبيل” est expliquée selon Ibn Katir ابن كثير par le droit chemin "الطريق المستقيم"

Au même moment Tabiri  الطبري l’explique suivant والله يبين لعباده سبيل الحق، ويرشدهم لطريق الرشاد "

Points marquants

 

  • La surenchère


Ce communiqué se veut une surenchère par rapport a la position officielle du Royaume, tout en se positionnant ex nihilo ! , en ce sens qu’il affirme : "...إن فريق العدالة والتنمية يطالب الدول الإسلامية، وعلى رأسها المملكة المغربية باتخاذ كل المبادرات التي يتطلبها واجب حماية القدس الشريف باعتباره أولى القبلتين وثالث الحرمين الشريفين من كل أشكال العدوان الصهيوني"

 

Ce faisant, le communiqué fait abstraction purement et simplement de  la mobilisation  du peuple Marocain et de l’engagement de Sa Majesté dans le soutien indéfectible a la cause Palestinienne, notamment a travers les efforts récents de Bait Mal al Qods

De même qu’il occulte les déclarations faite par le Ministre des A.E au Caire le 24 juin dernier :

"...قال السيد الطيب الفاسي الفهري, وزير الشؤون الخارجية والتعاون, إن جلالة الملك محمد السادس, رئيس لجنة القدس, يرفض أية سياسة تهدف إلى تهويد القدس الشريف وتغيير الطابع العربي والإسلامي للمدينة المقدسة. وأضاف السيد الفاسي الفهري, الذي ترأس الوفد المغربي في الاجتماع الطارئ لوزراء الخارجية العرب, الذي انعقد اليوم الأربعاء في القاهرة, في تصريح لوكالة المغرب العربي للأنباء, أن جلالة الملك "جد منشغل" بقضية الاستيطان الإسرائيلي في الأراضي الفلسطينية المحتلة. وأوضح وزير الشؤون الخارجية والتعاون أنه "لا يمكن أن تكون هناك مفاوضات سلام جادة ( بين الفلسطينيين والإسرائيليين ), وإسرائيل تواصل سياسة الاستيطان في الضفة الغربية بصفة عامة, وفي القدس بصفة خاصة".

De même qu’il est a relever que les déclarations officielles du Royaume lors du forum de l’avenir se sont tout particulièrement employé a dénoncer les exactions commises contre le peuple Palestinien

A titre d’illustration : "...عبر المغرب مجددا، اليوم الثلاثاء بمراكش، عن انشغاله البالغ وإدانته لما يتعرض له المسجد الأقصى من انتهاكات وأعمال عدوانية اسرائيلية لا مشروعة...وقال وزير الشؤون الخارجية والتعاون السيد الطيب الفاسي الفهري، في كلمة خلال الاجتماع الوزاري لمنتدى المستقبل، إن المملكة المغربية تشدد على ضرورة الحفاظ على الوضع القانوني الخاص لمدينة القدس وطابعها المتميز وحماية معالمها الروحية والحضارية.

  • L’accusation directe de l’ Etat Marocain


 Le communiqué accuse ouvertement l’Etat Marocain d’avoir choisi d’abriter le forum de l’avenir comme l’un des leviers d’une coupable « politique de normalisation« délibérée avec Israel

  • L’usage politicien d’une cause universelle


Ce communiqué ne déroge pas a la manie du Pjd d’inscrire une cause universelle dans un cadre d’étroits intérêts politiques.

L’instrumentalisation de la cause Palestinienne permettant au parti de                       tisser /raffermir des fils de rapprochement avec les partis dits  progressistes              ( Usfp, Psu…) des organisations des droits de l’Homme ( AMDH)  et des mouvements islamistes prohibés ( JAOI)

CONTEXTE

Il est a souligner le M.A.E a eu a réagir par 2 fois a des positions du Pjd

  • Au moment de la rupture des relations avec le Vénézuela, le Pjd avait alors rendu visite a l’ambassadeur du Vénézuela en poste a Rabat , dans le cadre d‘une délégation incluant le M.P et l’U.C au moment de l’exclusion par le Vénézuela de l’ambassadeur d’Israel.


Mustapha Ramid avait alors déclaré :

"...إن الرئيس الفنزويلي كان إسلاما أكثر من حكام المسلمين، وعربيا أكثر من العرب، من خلال إقدامه على طرد السفير الصهيوني من بلاده، وعلى الدول العربية استيعاب الدرس الفنزويلي وقطع العلاقات مع الصهاينة".

Par la suite  le M.AE.C avait publié un communiqué stipulant que :  "...المغرب قد قرر إغلاق سفارته في جمهورية فنزويلا البوليفارية ونقلها إلى جمهورية الدومينيكان...هذا القرار يأتي على إثر العداء المتصاعد للسلطات الفنزويلية إزاء قضية الوحدة الترابية للمملكة المغربية، وإلى إجراءات التأييد التي اتخذتها مؤخرا حكومة البلد لفائدة الجمهورية الصحراوية المزعومة".

 

  • Au moment de l’envoi d’une lettre par le député Aftati a l’ambassade de France


Le M.A.E.C avait alors déclaré :

 "...هذه المراسلة ليست مقبولة ولا معللة بأية حال من الأحوال سواء على الصعيد السياسي أو الأخلاقي...إن الجنسية الفرنسية التي يحملها السيد بوبكر لا يمكنها أن تشكل حجة وتعلل أية حماية أجنبية، في ما يتعلق بانتخابات وطنية وداخلية...إن التوجه إلى السفارة الفرنسية بالمغرب من قبل مسئول بحزب العدالة والتنمية ليس مفهوما ولا معللا بتاتا".

RECOMMANDATIONS

Toute riposte a ce communiqué PJD, devrait a notre sens, intégrer les donnes suivantes :

 

  • Le Pjd cherche obstinément a se frayer un position de joute politique et de polémique, notamment avec la difficulté d’être tenaillé par un nouvel élément fort dans l’opposition (PAM) et un acteur de la majorité usant d’une dialectique d’opposition (USFP)


 

  • La prompte propension du PJD a user de la position de victime martyrisée par une partie de l’Etat cherchant son « éradication »


 

 

  • Le risque d’exposition médiatique « gratuite » du PJD et de son dirigeant Ramid sur les plans national et international


 

 

  • La publication de ce communiqué semble décalée et intervient après la tenue de l’événement qu’il appel a boycotter ( a vérifier)


Toutefois, nonobstant ces facteurs de risques, nous recommandons d’étudier le déploiement d’une riposte institutionnelle tenant compte  de la gravité des faits exposés ci avant et étant entendu que nul acteur, quel qui soit et sous des prétextes fallacieux, ne saurait s’ériger en censeur/au dessus de l’engagement permanent et tangible d’Amir Al Mouminine  pour la cause Palestinienne

 

 

Cliquez ici pour télécharger le document original

Communiqué du PJD

 

Le Maroc envisage de construire un nouveau port à Dakhla

Chriscoleman vient de créer la surprise en publiant un document récent, daté du 03 mars 2017, intitulé "Fiche sur l'état d'avancement de l'étude du nouveau port de Dakhla Atlantique".


Ce document émane de la Direction des ports et du domaine public maritime, relévant du Ministére de l'Equipement, du Transport et de la logistique. De sa lecture il ressort que le Maroc envisage de construire un nouveau port de pêche et de commerce à proximité de la ville de Dakhla au Sahara Occidental dans le but de doper l'exploitation illégale des resssources halieutiques du territoire et améliorer les conditions de son transport vers le Maroc qui, jusqu'à présent se faisait par voie terrestre.
Le lancement des travaux de construction du port en question est prévu pour juillet 2019 et prendront fin en avril 2024.
Ce document renseignement sur la stratégie du makhzen au Sahara Occidental, à savoir:


- Poursuivre la colonisation du Sahara Occidental,
- Poursuivre les messages de défiance aux Nations Unies, au Conseil de Sécurité en particulier;
- Poursuivre le pillage des ressources naturelles du Sahara Occidental, en créant les conditions de conditionnement des produits sahraouis sous étiquette marocaine et leur permettre, ainsi, d'être exportés à partir de la ville de Dakhla.
- Accroître la fortune des généraux de l'armée auquels appartient la grande majorité de la flotte de pêche se trouvant au Sahara Occidental.




Source : Calameo

Les espions de Sa Majesté le roi Mohammed VI

Si les services de Sa Majesté la Reine Elisabeth II ont toujours été fascinants, ceux du roi du Maroc Mohammed VI ont été plutôt pitoyables. En raison de leur manque de professionnalisme, les espions de Mohammed VI sont vite reconnus, dénoncés et expulsés.


Sous couvert de diplomates, ils agissent au sein de la communauté marocaine résidente en Europe en vue de guêter tout mouvement ou activité d'opposition au régime autocrate de la monarchie alaouite. Ce qui est vu par les autorités du pays d'accueil comme une immixtion dans leurs affaires internes.


Ainsi, le gouvernement hollandais a procédé en 2008 à l'expulsion de deux fonctionnaires de l'ambassade du Maroc aux Pays Bas. Selon une dépêche publiée par Le Monde du 20/09/2008, "un fonctionnaire de police a été suspendu de ses fonctions à Rotterdam après avoir, apparemment, livré des informations confidentielles sur des personnes d'origine marocaine domiciliées aux Pays-Bas".


Selon des médias locaux néerlandais, d’autres fonctionnaires de police ont affirmé avoir été également approchés par les “services” marocains. C’est le cas de Fouad El Haji, ancien député et conseiller municipar à Rotterdam. Ce dernier a déclaré que "des parlementaires et des élus locaux sont régulièrement contactés dans le même sens et que certains auraient même accepté l’offre”.


En Allemagne, Mohamed Baghdad, un germano-marocain de 56 ans a été arrêté et jugé à Berlin en février 2012 pour des actes d'espionnage contre la communauté sahraouie en Allemagne.


En Espagne, les activités des agents de la DGED sont connues. En 2013, le CNI, le service de renseignement espagnol a expulsé Noureddin Ziani, un ressortissant marocain qui était utilisée par le parti nationaliste catalan CDC pour mobiliser la communauté marocaine en faveur de la cause indépendentiste de la région de Catalogne. Selon des déclarations du chef du CNI, Felix Roldan, Ziani est "un collaborateur important d'un service de renseignement étranger depuis 2000" en allusion à la DGED marocaine.


Dans le but de contrôler les mouvements des opposants marocains, la DGED a acquéri chez la société italienne Hacking Team et la néo-zélandaise Endace ainsi que de la française Amesys des logiciels d'espionnage qu'elle utilisera aussi pour espionner le Secrétariat de l'ONU, notamment dans la question du Sahara Occidental.


L'accusation émane de l'ancien SG de l'ONU, Ban Ki-moon. Dans son rapport d'avril 2012, accuse le Maroc de compliquer la tâche de la MINURSO et de l'espionner. "Il semble également que la confidentialité des communications entre le quartier général de la Minurso et New York ait été compromise occasionnellement", signale le rapport.


En effet, la DGED a déployé des gros moyens en vue d'attirer des soutiens au Maroc dans son objectif de coloniser définitivement le Sahara Occidental. Les opérations d'écoute des communications de la MINURSO étaient accompagnées d'une large campagne de lobbying aux Etats-Unis, au Royaume Uni, en Espagne et auprès des institutions onusiennes. Ainsi, l'ambassadeur Omar Hilale qui préside actuellement la représentation du Maroc auprès de l'ONU, a réussi à s'assurer les services du suédois Anders Kompass, directeur des opérations de terrain au HCDH, ainsi que ceux de Sultan Athar Khan, directeur du cabinet du président du HCR, Antonio Guterres, l'actuel Secrétaire Général de l'ONU.


Grâce aux révélations du lanceur d'alertes anonyme, Chris Coleman, de nombreux documents confidentiels du Secrétariat de l'ONU ont été dévoilés. Sa nature prouve que le Maroc avait bel et bien piraté les ordinateurs de l'ONU. Parmi ces documents, des compte-rendus des réunions du Secrétaire Général de l'ONU avec, entre autres, le président tchadien Idriss Déby Itno.












La DGED derriére la manipulation du Mouvement pour l'Autonomie de la Kabylie

La boite mail de Mourad El Ghoul, chef de Cabinet de Yassine Mansouri, continue de dévoiler les secrets de la DGED.

Parmi les secrets les mieux entretenus par ce service de renseignement, les liens qu'il entretient avec le Mouvement pour l'Autonomie de la Kabylie (MAK), dirigé par Ferhat Mehenni, dont les relations avec d'autres services étrangers, y compris le Mossad, sont avérés, moyennant argent.

Il est maintenant établi que les Marocains ont fourni assistance à Ferhat Mehenni pour fomenter une insurrection dans la région de Kabylie, sans évaluer ces conséquences devastatrices, pas seulement pour l'Algérie mais également au Maroc, en proie aussi à plusieurs mouvements insurrectionnels indépendantistes, notamment dans la région du Rif.

Comme le prouvent ces emails, Mourad El Ghoul demandait à ses acolytes Ahmed Charai, Nadia jalfi, Abdelmalek Alaoui, Karim Bouzida, Claude Moniquet, Ali Bahaijoub, Jean Louis Martinelli, Hasna Daoudi, Said Ida Hassan, Sidy Gay etc..., d'écrire des articles au titre accrocheur tels que "Violence algériennes anti-Kabyle" ou "violences policiéres en Kabylie", pour tromper l'opinion internationale sur la réalité des choses. Mourad El Ghoul entretenait des contacts avec des membres du MAK utilisant les adresse mail postmaster@makabylie.org et president@makabylie.org.

Il y a lieu de rappeler que les services de renseignement du Maroc ne sont pas à leur premiére action malveillante à l'égard de l'Algérie. Ils ont déjà manipulé l'organisation terroriste GIA, à laquelle ils ont aussi fourni assistance dans la mise en place de filiére d'acheminement d'armes à partir de l'Europe durant les années 1990.

Le cas de l'ex chef du GIA, Layada, est un exemple édifiant de la manipuation du terrorisme islamiste par le Maroc.

A travers cette manipulation, le Maroc voulait affaiblir l'Algérie afin de priver les Sahraouis de leur soutien traditionnel dans leur lutte pacifique contre le colonialisme Marocain. mais c'était peine perdue.

De même pour le Mouvement subversif de Ferhat mehenni, la DGED croyait qu'en alimentant un mouvement insurrectionnel en Kabylie, elle allait gagner la bataille diplomatique contre l'Algérie sur le dossier du Sahara Occidental.

Ce pays s'est de nouveau trompé dans ses calculs, car ceci n'a pas empêché le Polisario d'enregistrer plusieurs victoires diplomatiques ces dix derniéres années sur la scéne internationale. Pire encore, la campagne pro-amazighe menée par la DGED marocaine en vue de déstabiliser l'Algérie s'est retournée contre l'Etat marocaine. Ella a ravivé le sentiment nationaliste dans la région du Rif où la population a été marginalisée, réprimée et humiliée depuis les années 1950. C'est dire que l'arroseur a été arrosé.



Source : Calameo

mardi 28 mars 2017

Un prince marocain extradé en 2008 pour liens avec Al-Qaida


Selon le journal pakistanais ROZNAMA MASHRIQ, deux princes arabes ont été arrêtés au Pakistan pour leur lien présumé avec AL QAEDA, il s’agit du prince Abdelkarim du Maroc et du Prince Abdelhak du Yémen.


Après 4 ans dans la prison, les deux vont être extradés vers leurs pays sur ordre du tribunal suprême de Peshawar.


L'information publiée sur le journal pakistanais en date du 14 mai 2009, a été rapporté par Karim Bouzida, ancien directeur général de Mena Media Consulting, la boîte de Fouad El Himma.


Bouzida deviendra en 2014 le directeur de la communication dans le cabinet du roi Mohammed VI

Un document secret révèle les pratiques de barbouzes du Makhzen à l'ONU







Khider Cherif




 Algérie Patriotique, 28/03/2017


Le hacker marocain Chris Coleman vient de poster sur son site un document explosif qui prouve que le Makhzen continue à utiliser des méthodes de barbouzes pour infléchir à son profit les positions de l’ONU à l’égard du conflit du Sahara Occidental. Chris Coleman révèle ainsi qu’en 2014, l’ambassadeur du Maroc à l’ONU, Omar Hilale, a exercé des pressions sur Susana Malcorra et Kim Bolduc, respectivement chef de cabinet du secrétaire général de l’ONU et représentante spéciale du secrétaire général pour le Sahara Occidental et cheffe de la Minurso, pour les amener à accepter les «règles» du Maroc concernant les activités de la mission de l’ONU pour l’organisation du référendum au Sahara Occidental. A l’époque, Rabat avait notamment paniqué à l’idée que les Etats-Unis, très offensifs sur le dossier sahraoui, parviennent à faire passer leur projet d’élargir le mandat de la mission au monitoring des droits de l’Homme, à l’instar des autres missions de paix onusiennes.


L’ambassadeur du Maroc à l’ONU avait justement reçu pour ordre de Mohammed VI de faire bien comprendre, par quelque manière que ce soit, à Mme Bolduc – qui venait d’être nommée à la tête de la Minurso – de «ne pas compliquer sa mission en essayant de s’ingérer dans les questions des droits de l’Homme qui ne relèvent pas de son mandat». Dans le cas contraire, rapporte Chris Coleman, le Maroc s’était promis de lui mettre des bâtons dans les roues «jusqu’à compromettre sa mission».


«Le Maroc est prêt à travailler, la main dans la main, avec Mme Bolduc et développer un partenariat fructueux avec elle pour la mise en œuvre du mandat de la Minurso, qui se limite strictement à la surveillance du cessez-le-feu, au déminage et à l’assistance logistique aux mesures de confiance», avait ajouté sur un ton menaçant le diplomate marocain dans le but de limiter le mandat de la Minurso.


Omar Hilale a insisté également pour que «la question des droits de l’Homme reste dans les mains du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’Homme (HCDH) où Anders Kompass, directeur des opérations et de la coopération technique, veille à ce que les rapports de cette instance soient favorables au Maroc et où le soutien de Mme Navi Pillat a été acheté moyennant le versement annuel d’un million de dollars comme contribution au budget du Haut Conseil au droit de l’homme de l’ONU».


Comble des combles, le diplomate était allé même jusqu’à obliger la responsable de la Minurso pour que les réunions des missions des procédures spéciales aient lieu dans des bâtiments désignés par les autorités marocaines où ces dernières ont implanté des installations techniques pour l’écoute des conversations tenues entre les militants sahraouis et les envoyés onusiens. Omar Hilale avait notamment «déploré» que «des instructions aient été données de New York pour que les réunions des Procédures spéciales se tiennent désormais au siège de la Minurso». «Le Maroc s’oppose à une telle décision», avait-il martelé.


Fort heureusement, et grâce à la mobilisation de la communauté internationale, ni l’ONU et ni la cheffe de la Minurso n’ont accepté l’ignoble chantage marocain. C’est ce qui conduira d’ailleurs par la suite Mohammed VI à expulser du Sahara Occidental occupé les composantes civile et politique de la Minurso.





Numéros de téléphones importants au Maroc



 

Source : Calameo

Maroc : Liste des conseillers du roi



 

Source : Calameo

Maroc : Liste des membres du Cabinet Royal



 

Source : Calameo

Encore une fois, les torchons du Makhzen puisent dans le mensonge

Un journal de la DGED a récemment publié un article sur un prétendu communiqué de l'Ambassadeur de Russie à Rabat au sujet de la visite d'une délégation du Front Polisario à Moscou.


Ce journal nous a habitué à ses sorties médiatiques sulfureuses et haineuses qui reflétent le désaroi du Makhzen à chaque fois que le Polisario enregistre des victoires sur la scéne diplomatique.


Il n'y a pas si lontemps, ce même canard a publié un article mensongére au sujet de l'adhésion de la RASD à l'International Socialiste en temps que membres à part entiére. Maintenant, il récidive encore une fois pour semer le doute et la confusion dans l'esprit de ses lecteurs en faisant croire que la Russie est favorable aux théses du Makhzen. Bien que nulle trace de ce communiqué n'a été trouvé sur Internet, nous répondons à ce torchon que la position de la Russie concernant la question du sahara Occidental est claire et ne prête aucun équivoque, à savoir "mise en œuvre de l'objectif initial d'assurer les conditions de base pour l'autodétermination du peuple du Sahara occidental, conformément à la résolution du Conseil de sécurité de l'ONU (la dernière sur ce sujet a été adoptée en avril de l'année courante)". Ces propos sont ceux du Ministre des Affaires Etrangéres de Russie, Monsieur lavrov, qu'il a tenus lors d'une conférence de presse avec son homologue algérien, le 25 juin 2013 à Moscou et publié par dans son site officiel:


Voici la réponse intégrale de Monsieur Lavrov:

"Vous avez absolument raison, nous avons les positions qui coïncident, et ces coïncidences ne sont pas aléatoires – cela vient de l'unité, de la communauté de vues sur l'ordre mondial, sur les voies de résoudre des problèmes internationaux. Cela s'applique également à la situation autour du Sahara occidental. Le réglement doit être réalisé sur la base des résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU. Nous nous prononçons toujours pour et nous soutenons pleinement le travail de l'ONU, y compris la mission des bons services et les efforts de l'Envoyé du Secrétaire général de l'ONU pour le Sahara occidental M. Christopher Ross. Bien sûr, nous sommes pour la poursuite des contacts directs entre le Maroc et le Front Polisario pour la mise en œuvre de l'objectif initial d'assurer les conditions de base pour l'auto-détermination des peuples du Sahara occidental, conformément à la résolution du Conseil de sécurité de l'ONU (la dernière sur ce sujet a été adoptée en avril de l'année courante). Cette dernière n'a nullement ignoré le problème du respect des droits de l'homme, et invite les parties à coopérer avec la communauté internationale pour assurer le respect des droits de l'homme, y compris des mesures appropriées dans les camps de réfugiés. Il s'agit de la position commune du Conseil de sécurité de l'ONU. Je tiens à souligner que le respect des droits de l'homme dans le contexte du problème du Sahara occidental est un élément très important, mais n'est pas une tâche essentielle du point de vue des prérogatives principales du Conseil de sécurité. Il existe des structures spécialisées comme les commissions compétentes de l'Assemblée générale des Nations unies, le Conseil des droits de l'homme qui cherchent à jouer un rôle de premier plan pour assurer le respect des droits de l'homme. Dans le cadre du Conseil de sécurité de l'ONU c'est le maintien de la paix internationale et de la sécurité ainsi que la mise en œuvre des décisions prises par le Conseil. La tâche prioritaire pour le règlement au Sahara occidental est la définition du statut de ce territoire sur la base des solutions existantes. Cependant nous devons respecter les droits de l'homme, ce qui se reflète dans la résolution du Conseil de sécurité du mois d'avril.


Je voudrais également noter que nous apprécions le rôle positif de la Mission de l'ONU pour la tenue d'un référendum au Sahara occidental. Je souligne que le contingent russe de 17 militaires est le plus grand. Notre position reste inchangée, nous nous laisserons guider par elle".

De hauts responsables marocains s'intéressent à la fortune de Mme Assia Bensalah Alaoui

Mme Assia Bensalah Alaoui, Ambassadeur itinérant du Roi Mohamed VI du Maroc est la petite fille du grand mouchard de la France colonialiste, le Caïd Bachir Ben salah Zemrani. Elle est la mère d'Abdemalek Alaoui, le fils du détenteur du Groupe Maroc Soir, agent de la DGED et directeur du Huffington Post Maroc.


De hauts responsables au ministère marocain des affaires étrangères semblent s'intéresser à sa fortune. Le 15 novembre 2011, ils ont reçu un mail de la part de Chelbat Lotfi, expert-comptable et conseiller fiscal à Bruxelles où il apporte des détails très précis sur les compte en banque d'Assia.


Voici le texte intégral de ce mail:


Chers confrères,
Savez-vous que Mme Assia Bensalah Alaoui, dispose d'une importante fortune à l'étranger, s’élevant à plusieurs millions de dollars. En Suisse, elle a réussi à transférer 2.937.317 Euros (Voir document en attaché) dans une banque privée , dénommé « Pictet & Cie », sis au 60, Route des Acacias CH-1211 Genéve 73. Mme Assia est régulièrement en contact avec un responsable de ladite banque, en l’occurrence Philippe Baltzer, joignable au +41 (0) 5833232314. Elle dispose également d’autres avoirs aux USA, gérés par une banque privée, dénommé « Pinnacle Associates Ltd ». Au 31 décembre 2008, ses avoirs américains s’élevaient à 257.710 dollars. (Voir document en attaché). Enfin, Mme Assia est actuellement en négociation avec une agence immobilière espagnole pour l’acquisition d’un appartement haut standing, situé en Espagne, plus précisément à Guadalmina Beach, d'une valeur de plusieurs millions d'Euros (Voir document en attaché)


D'autres révélations sur les avoirs à l'étranger de personnalités marocaines tels que Taib Fassi, Yassine Mansouri, Mohammed Ouzzine, Youcef Amrani, etc....., sont disponibles sur le site ci-après:


















La précision des données du comptable marocain est étonnante. Ce qui prouve qu'il a participé à la gestion de ce transfert. Le montant du transfert décrit dans le mail a été corroboré par les documents apportés en 2014 par le lanceur d'alertes Chris Coleman (voir images).





Cliquez ICI pour télécharger les documents y référants:

Document 1

Document 2





lundi 27 mars 2017

Sahara Occidental : Le Maroc veut imposer des limites à la mission de la MINURSO

En date du 3 septembre 2014, l'Ambassadeur du Maroc à l'ONU, Omar Hilal, a organisé une rencontre avec Mme Susana Malcorra, Chef de Cabinet du Secrétaire Général et Kim Bolduc.
La réunion tient à un mois de la désignation de Mme Bolduc le 31 juillet 2014 Représentant Spécial du Secrétaire Général pour le Sahara Occidental et cheffe de la MINURSO. Celle-ci est restée bloquée à New York, le Maroc lui refusant l'entrée au Sahara Occidental pour entamer sa mission.
L'objectif de cette rencontre était de dicter les conditions du Maroc sur le mandat de la MINURSO suite à la décision, un an auparavant, des Etats-Unis de proposer l'élargissement de son mandat au monitoring des droits de l'homme, à l'instar des autres missions de paix onusiennes.
Le blocage marocain vise à imposer des conditions concernant le travail, le mandat et les prérogatives de la MINURSO surtout en ce qui concerne l'implication dans la question du respect des droits de l'homme au Sahara Occidental. Les propos de l'ambassadeur Hilale à ce sujet sont claires : " Mme Bolduc ne doit pas compliquer sa mission en essayant de s'ingérer dans les questions des droits de l'Homme qui ne relèvent pas de son mandat. Sinon, elle risque de se heurter à des problèmes et des difficultés qui vont compromettre sa mission. Elle n'aura aucune excuse de surprise en cas de ferme réaction des autorités marocaines", a-t-il dit.
""Le Maroc est prêt à travailler, la main dans la main, avec Mme Bolduc et développer un partenariat fructueux avec elle pour la mise en oeuvre du mandat de la MINURSO, qui se limite strictement à la surveillance du cessez-le-feu, au déminage et à l'assistance logistique aux mesures de confiance", a-t-il ajouté dans le but de limiter le mandat de la MINURSO.
Il insiste pour que la question des droits de l'homme reste dans les mains du Haut Commissariat des Nations Unies aux Droits de l'homme (HCDH) où Anders Kompass, Directeur des opérations et de la coopération technique veille à ce que les rapports de cette instance soient favorables au Maroc et où le soutien de Mme Navi Pillat a été acheté moyennant le versement annuel d'un million de dollars comme contribution au budget du HCDH. " La MINURSO n'a ni vocation, ni mandat pour s'occuper des questions des droits de l'Homme, que le Maroc traite avec le HCDH à Genève, dans le cadre d'un partenariat confiant et engagé", afirme-t-il.
" Mme Bolduc doit s'engager à respecter le mandat de la MINURSO. C'est à cette condition qu'elle bénéficiera de l'appui et de la coopération des autorités marocaines", dit-il délattant la peur marocaine de voir la MINURSO surveiller les droits de l'homme ou menant des contacts avec la population civile sahraouie.


Le Maroc insiste pour que les réunions des missions des procédures spéciales aient lieu dans des bâtiments désignés par les autorités marocaines où ces dernières ont implanté des installations techniques pour l'écoute des conversations tenues entre les militants sahraouis et les envoyés onusiens. Ainsi, Omar Hilale a signalé que " des instructions auraient été données de New York pour que les réunions des Procédures Spéciales se tiennent désormais au siège de la MINURSO. Le Maroc s'oppose à une telle décision et regrette que le Secrétariat cherche à accorder une reconnaissance aux séparatistes et à compliquer les visites des Procédures Spéciales qui se sont déroulées, jusqu'à présent, dans les meilleures conditions. Les droits de l'Homme sont du ressort de Genève. New York n'a pas à y interférer".
Pour rappel, les associations sahraouies des droits de l'homme ont refusé une rencontre avec une délégation technique du HCDH présidée par Anders Kompass. Celui-ci a refusé de tenir la réunion dans le siège de la MINURSO.





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Liens sur le site Calameo :


Lien nº 1


Lien nº2


Lien nº3



Première réunion houleuse à Dakar : le Maroc commence à casser l’Union africaine

[caption id="attachment_976" align="alignleft" width="300"] Le MAE sénégalais, Mankeur Ndiaye, reçoit chaque année 8.224.754 francs CFA de la main de l'ambassadeur du Maroc à Dakar[/caption]

Khider Chérif 


Algérie Patriotique, 27/03/2017


Le Maroc vient de confirmer que son adhésion à l’Union africaine (UA) ne s’inscrit pas dans une logique d’apaisement ou de recherche d’une solution pacifique au conflit du Sahara Occidental. Comme s’en étaient inquiétés de nombreux observateurs, Mohammed VI compte utiliser la tribune de l’organisation panafricaine pour batailler contre le Front Polisario, et cela quitte à faire voler en éclats l’Union africaine.


La première manche de cette confrontation qui s’annonce longue a commencé vendredi dans la capitale sénégalaise, Dakar, qui abritait une réunion ministérielle conjointe entre l’Union africaine et la Commission économique pour l’Afrique (un organe des Nations unies) à laquelle prenait part des représentants de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) et des diplomates marocains. Le Maroc, qui semble donc s’être fixé l’objectif de marginaliser la RASD au sein de l’UA, n’a pas hésité, selon le site Middle East Eye qui rapporte l’information, à provoquer une crise diplomatique en demandant l’exclusion de la République arabe sahraouie de la réunion sous prétexte qu’elle n’est pas membre de l’ONU.


Un diplomate a confié à la même source que la crise provoquée par le Makhzen «constitue un précédent énorme en dynamitant la réunion». Le site britannique précise que «ni les négociations en coulisse, ni la menace de voir plusieurs délégations partir, ni la venue exceptionnelle du secrétaire général de la Commission économique pour l’Afrique n’ont réussi à faire plier le Maroc».


Le Maroc, qui collectionne ces dernières années les camouflets diplomatiques, n’a bien entendu pas eu gain de cause puisque de nombreux poids lourds du continent tels que le Nigeria et l’Afrique du Sud auraient effectivement quitté la rencontre si la RASD en avait été exclue. Il ne restait donc plus aux organisateurs de la rencontre que de tout arrêter. Ce n’est cependant que samedi que le bureau conjoint de la CEA et de l'UA a annoncé le report de la réunion ministérielle à laquelle devaient participer tous les membres de l’UA.


En ouvrant les hostilités contre le Front Polisario, le Maroc confirme qu’il ne respectera pas l’Acte constitutif de l’Union africaine que son Parlement a pourtant ratifié sans aucune réserve. A ce propos, le site Middle East Eye rappelle que le Makhzen avait déjà envoyé un signal le 20 mars à Addis-Abeba où il avait boycotté la réunion du Conseil de paix et de sécurité de l’UA sur la situation au Sahara Occidental. Le chef de la diplomatie sahraouie avait d’ailleurs parlé de premier test «raté». Après ce qui vient de se produire à Dakar, il est à parier que Mohammed VI ratera tous ses autres tests. C’est connu, le colonialisme a toujours été un mauvais élève.

Sahara Occidental : La France au Conseil de Sécurité (III)

Lors d'une rencontre du MAE marocain avec le chef de la diplomatie française Laurent Fabius à Paris tenue le 22 octobre 2013, ce dernier "a précisé que toutes les mesures devraient être prises afin d'éviter les "mauvaises surprises" de l'année passée", selon le compte-rendu de cette réunion rapportée par une note du 1er novembre 2013.


"D'une manière générale, M. Fabius a laissé apparaître sa confiance et sa sérénité au sujet de l'échéance d'avril 2014", a ajouté la note.


D'un autre côté, Fabius "a plaidé pour conférer de la substance au concept de colocalisation afin de permettre aux opérateurs des deux pays d'investir les marchés émergents de l'Afrique et du Moyen Orient".


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Sahara Occidental : La France au Conseil de Sécurité (II)

Le 10 octobre 2014, Tudor Alexis, Conseiller Politique à l’Ambassade de France à Rabat demande un entretien avec Azzedine Farhane, responsable de la Direction des Nations Unies et des Organisations Internationales au ministère marocain des affaires étrangères dans un contexte caractérisé par :
- le conflit entre le Maroc et le Secrétaire Général
- Nouvelle décision de retirer la confiance à l'Envoyé de l'ONU pour le Sahara Occident, M. Christopher Ross.
- Refus d'autoriser Mme Kim Bolduc, cheffe de la MINURSO de se rendre au Sahara Occidental pour accomplir sa mission après le départ de l'allemand Wolfgang-Weber.
Le diplomate français souhaite s'enquérir de la position du Maroc à la veille de la réunion du Conseil de Sécurité du 27 octobre 2014.
1. Selon la note marocaine du 10 octobre 2014, "1) Paris souhaite avoir des informations sur les consultations entre le Maroc et les Nations Unies au sujet du processus de négociations, ainsi que la prise de fonctions de Mme Kim Bolduc, Représentante spéciale du Secrétaire Général pour le Sahara; 2)Paris s’interroge sur la position du Maroc, en l’absence d’informations sur l’état actuel des relations entre le Maroc et les Nations Unies, et en perspective du briefing de M. Chris Ross, Envoyé Personnel du Secrétaire Général, devant le Conseil de sécurité, prévu le 27 octobre 2014; 3) Paris souhaite qu’une solution soit trouvée à cette situation".


Selon la même note, apès avoir exposé ses explications au diplomate français, le responsable marocain a saisi l'occasion "pour souhaiter que la France puisse défendre, comme elle l’a toujours fait, la position du Maroc sur la base de ce qui précède, en prévision du briefing du 27 octobre prochain au Conseil de sécurité".


Il y a lieu de souligner que la France n'a pas déçu son allié. Grâce à son soutien, le Maroc procédera plus tard à empêcher le Secrétaire Général en l'empêchant de se rendre au Sahara Occidental et à l'expulsion la composante civile de la MINURSO dont il continue de refuser le retour.


Nous nous approchons de l'échéance d'avril où le Conseil de Sécurité doit se renouveller le mandat de la MINURSO et se prononcer sur la question du Sahara Occidental. La France continuera de protéger les intérêts du Maroc au détriment de la légalité et de la volonté de la communauté internationale.